Pour un » je t’aime »
Il est des « je t’aime » tellement attendus ,
Qu’on reste tendu pour ne pas les rater.
Le coeur accroché au battements de l’horloge ,
Il est des » je t’aime » tellement décus ,
Qu’on reste brisé d’avoir tant attendu …
Sur le bord de la route , comme un oiseau bléssé ,
on reste hébété , par tant d’indifférence , par tant de nonchalence.
Sur le bord de la route , l’oiseau ne chante plus , l’oiseau ne chante plus.
A gauche ou à droite , les chemins se confondent.
Aucune main secourable.
Pas de bras qui entourent , pas de bras qui rassurent.
Les papillons légers des baisers s’envolent ,
comme autant de promesses non tenues.
Sur le bord de la route ,
en ce jour de grand doute ,
La pluie efface mes larmes.
Mais les autres éclaboussent , en allant leur chemin
ignorant mon chagrin.
Le temps des « je t’aime » est passé ,
et pour moi ne s’est pas arrété…
Je ne chanterais plus …
Je ne chanterais plus.
8 juin 2009
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